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No 19 -
Juillet 2001
EDITORIAL
Un pinge en évolution
Les Championnats du Monde qui se sont déroulés à Osaka
(Japon) feront certainement couler beaucoup d'encre et
alimenteront bon nombre de conversations dans les clubs
pongistes. Moins pour les résultats qui, une fois de plus,
couronnent de façon inconditionnelle les joueurs chinois, que
pour les décisions techniques qui furent prises et qui
concernent tous les pratiquants.
Le palmarès de ces championnats est conforme à la logique.
Le Président Sharara lui-même ne mettait-il pas en évidence
l'écart énorme entre la Chine et le reste du Monde, ne fusse
qu'au niveau de l'approche professionnelle du sport - à la
limite d'une approche quasi-militaire - et l'immensité du
réservoir que constituent les pratiquants chinois. Face à ce
mastodonte redoutable, aucune nation ne peut lutter
individuellement. La mise en commun des ressources, le partage
des initiatives, la complémentarité des expériences des
autres nations fortes deviennent une obligation si on veut, un
jour, au moins troubler la certitude des joueurs chinois.
Nous retrouvons ici les valeurs qui ont présidé à la
création de la Francophonie Pongiste. Partage et progrès,
mais cette fois au niveau de l'ensemble des nations, afin
d'éviter que la suprématie d'un pays pénalise l'aura et la
médiatisation nécessaire de notre sport.
Il n'y aura d'intérêt que s'il y a compétition et n'y aura
compétition que si nos meilleurs peuvent bousculer la
hiérarchie en place.
Mais, comme jamais auparavant, Osaka bouleversera la pratique
du tennis de table pour des millions de pratiquants.
L'introduction des sets en 11 points, et dans un an ces
nouvelles règles concernant le service, sont de véritables
révolutions.
Je laisserai le soin aux techniciens d'élaborer les nouvelles
théories qui s'imposent et de mettre en place les stratégies
qu'implique cette évolution fondamentale.
Il est sûr que plus rien ne sera comme avant et que
l'approche de la compétition sera rendue plus dynamique, plus
nerveuse et nécessitera un investissement physique très
développé.
Je ne jugerai pas non plus puisque les expériences jusqu'ici
réalisées étaient relativement limitées, mais cependant
suffisantes, puisque les tête pensantes de l'ITTF ont adopté
la mesure. Dans beaucoup de sports, et non des moindres, les
règles que l'on croyait immuables évoluent. Dans le foot (en
ce qui concerne le jeu des gardiens de but), en volley
(comptage des points), en basket (détermination des périodes
de jeu). Pourquoi pas chez nous, même si les modifications
ont l'air de se bousculer : diamètre des balles, comptage des
points, règles de service, pour ne parler que des plus
récentes.
Tout ceci dans le but de rendre le tennis de table plus
lisible pour les non-pratiquants, plus médiatisable et donc
accessible à un plus grand nombre. Je suis donc de ceux qui
saluent cette initiative.
Daniel DUMONT
Rédacteur en Chef
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Sommaire
du No 19:
- Éditorial
- Le tennis de table,
sport majeur des jeux de la Francophonie
- Des décisions
importantes
- Assemblée Générale
de la FPI
- Résultats
francophones à Osaka
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