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Ma chronique
Activation, anxiété et stress
chez le joueur de tennis de table (partie B)
Dans la chronique précédente vous
avez pris connaissance de l'activation, l'anxiété et le stress.
Avant de commencer la lecture de cette chronique, il sera utile
que vous relisiez au moins les définitions de ces trois notions.
J'ai déjà écrit dans une de "Ma chronique" que "la plupart des
entraîneurs essaient de corriger les contre-performances en
exigeant des sportifs qu'ils s'entraînent davantage. Mais, souvent
la difficulté ne résulte pas d'un manque d'habilité physique, mais
plutôt d'entraînement mental".
L'activation est un phénomène à multiples facettes; les effets
peuvent être positifs et favorables ou négatifs, selon la façon
dont le joueur interprète les variations.
De plus, la confiance en soi est capitale pour qu'une forte
activation soit positive (préparation mentale).
Des niveaux excessifs d'activation et d'anxiété ne provoquent pas
de baisses progressives de la performance, mais des "catastrophes"
difficiles à réparer.
Pour aider à ajuster l'activation (qui a provoqué une augmentation
de la tension musculaire), des techniques de relaxation musculaire
peuvent contribuer à réduire l'anxiété et améliorer la
performance.
Dans des situations corsées, certains joueurs anxieux disent ou
pensent souvent : "Mon corps me semble ne plus m'obéir" ou "Je
suis tendu comme un arc", et ceci à cause d'une augmentation de
l'activation au-delà d'un certain seuil (le seuil optimal).
Dépassé ce seuil, l'activation peut avoir une influence majeure
sur la concentration et l'attention. Egalement, les joueurs
tendent à balayer l'environnement (adversaire, l'autre moitié de
la table, les intentions de son adversaire, etc.) moins bien.
Par exemple: Un joueur qui a des niveaux élevés d'activation et
d'anxiété se concentre sur une seule action contre son adversaire
et ne fait pas le balayage complet de la position de ce dernier,
ce qui lui permettrait peut-être d'opter pour d'autres stratégies,
donc il ne saisit pas les occasions potentielles de marquer des
points.
Dans ce cas de stress, l'entraîneur devrait minimiser l'importance
de la situation et insister auprès du joueur à s'exécuter. Un
petit discours d'encouragement qui insisterait sur l'importance de
la situation et le besoin de bien faire ne ferait qu'augmenter le
stress et élèverait le niveau d'activation et d'anxiété au-delà du
niveau optimal.
Par contre, si un joueur qui a une faible anxiété et une forte
estime de soi se retrouve dans une situation exempte de menace, il
aura probablement besoin d'un petit discours d'encouragement pour
élever son niveau d'activation.
Autrement dit, l'entraîneur doit connaître les caractéristiques
personnelles, d'évaluer le niveau ponctuel d'anxiété et
d'intervenir en conséquence auprès du joueur.
Reconnaître les signes de l'activation et de l'anxiété n'est pas
une tâche facile, mais quelques symptômes d'augmentation de
l'anxiété et de l'activation sont plus faciles à repérer.
Par exemple:
1) Monologue négatif (je ne sais plus joué, je suis nul, …),
2) Regard vague,
3) Tension musculaire accrue,
4) Incapacité de se concentrer,
5) Papillons dans l'estomac,
6) Mal de tête,
7) Bouche sèche,
8) Mains moites et collantes, etc.
Aider les joueurs à développer leur
confiance est une des meilleures manières les aider à contrôler
leur stress et leur anxiété.
Ceux qui ont confiance et croient en leurs aptitudes ressentent
moins d'anxiété.
La mise sur pied d'un environnement d'entraînement positif est un
moyen efficace d'encourager la confiance.
Suite dans le prochain numéro -
partie C (Techniques de réduction du stress).
Ces chroniques se trouvent également sur le site de l'AGTT.
Jean-Pascal Stancu,
Président de l'AGTT |